Récits argentins pour les enfants : lorsque les écrivains franchissent les tabous…

samedi 18 avril 2015, par Maud Gaultier

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En Argentine, comme dans de nombreux pays, l’histoire des livres pour enfants peut être lue comme celle de l’affranchissement progressif d’une parole constamment mutilée : au nom de préceptes destinés à « protéger » et à « éduquer » l’enfant, écrivains, pédagogues et théoriciens ont eu tendance à enfermer la production à l’intérieur de limites précises, fixées par la psychologie, la morale ou la pédagogie. Les contours actuels de la production pour la jeunesse en Argentine ont pris forme dans les années 1960, avec celle qui est considérée comme le plus grand écrivain argentin pour enfants, María Elena Walsh. Cette esthétique nouvelle a en quelque sorte libéré l’écriture dans la littérature enfantine. Le langage est devenu spontané, joueur, souvent même provocateur, et ce renouvellement des formes a coïncidé avec un renouvellement des thèmes abordés. Si les auteurs des générations antérieures avaient tendance à produire des œuvres « sérieuses », souvent jugées insipides car régentées par une certaine raideur didactique et moralisante, ce n’est plus le cas aujourd’hui, et l’on constate que de nombreux auteurs traitent de thèmes autrefois tabous dans les fictions destinées aux enfants, et notamment la mort et la sexualité.

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par Maud Gaultier

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