Le jeudi 16 juin 2011 - 08h

Colloque (Paris)

Écrire la sculpture (XIX-XXe siècles) - 16-18 juin 2011

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Écrire la sculpture (XIX-XXe siècles) - 16-18 juin 2011

Organisé par Ivanne Rialland
sous la responsabilité scientifique de Michel Murat

Équipe « Littérature française, XIXe-XXI siècles » (EA4503) – Paris-Sorbonne

Département Littérature et Langages – ENS Ulm

Avec le soutien du Centre André Chastel, de l’INHA et de l’École doctorale III de l’université Paris-Sorbonne.

16 juin après-midi
École Normale Supérieure
45 rue d’Ulm 75005 Paris
Amphi Rataud

17 juin et 18 juin
Maison de la recherche
28 rue Serpente 75006 Paris
salle 035

Alors que, depuis le XIXe siècle, le poète et le peintre font figure d’alliés substantiels, pour reprendre la célèbre expression de René Char, la sculpture semble avoir été étrangement négligée par les écrivains. L’abondance des écrits suscités par l’œuvre de Rodin ou de Giacometti paraît ainsi une exception remarquable. Ce relatif dédain correspond à celui du public, la rareté des textes critiques reflétant alors une réalité du goût et du champ artistique. Mais au-delà, il faut s’interroger sur ce qui, dans la sculpture, peut limiter l’accès à la parole et, au contraire, sur ce qui sauve certaines œuvres du silence critique. La matérialité et l’échappement à l’ordre temporel qu’est celui du discours paraissent d’abord repousser l’écrit. Art spatial contre art temporel : c’est là l’opposition posée par Lessing, et la sculpture représente un défi plus grand encore pour l’écriture que la toile peinte. Bien souvent, critiques d’art professionnels ou écrivains temporalisent la sculpture, la déploient par la description ou la narration, déclinant ses aspects ou racontant la fable dont elle fige un moment : vivante et mouvante, la sculpture danse, jaillit, tourne sous la plume. Mais parfois, le regard s’affronte à sa dureté, s’y heurte et s’y déchire, fasciné ou horrifié : sa résistance vient alors incarner une étrangeté radicale, inquiétante révélation d’un autre. La sculpture, ce tangible, cet immobile, semble toujours produire un déplacement du verbe, s’y faisant objet invisible, dont le nom même finit par échapper.

16 juin
École Normale Supérieure
45 rue d’Ulm 75005 Paris
Amphi Rataud

14h – Accueil : Michel Murat La statue, en son lieu

Présidence : Michel Murat

14h30-14h55 : Thierry Dufrêne (Université Paris Ouest Nanterre), « Écrire la sculpture en son lieu »

14h55-15h20 : Louis Gevart (Université Paris Ouest Nanterre) « Le jardin de la sculpture moderne dans les écrits d’Abraham Marie Hammacher (1897-2002) »

15h20-15h50 – Discussion et pause

La sculpture se met en mouvement

Présidence : Dominique Vaugeois

15h50-16h15 : Dominik Brabant (Ludwig-Maximilians-Université, Munich), « Ce qui rend possible la “vie” des sculptures rodiniennes : Rainer Maria Rilke, Georg Simmel et Leo Steinberg à la recherche de l’origine du mouvement dans la sculpture moderne »

16h15-16h40 : Delphine Vernozy (Université Paris-Sorbonne), « L’adaptation de la sculpture à la scène chorégraphique : réception critique »

16h40-17h05 : Claire Gheerardyn (Université de Strasbourg), « Quand la statue descend du piédestal. L’écriture fictionnelle du socle dans la poésie et les textes narratifs, XIXe et XXe siècles »

17h05-17h30 – Discussion

17 juin
Maison de la recherche
28 rue Serpente 75006 Paris
Salle D035

Sculpter par le verbe

Présidence : Daniel Delbreil

9h-9h25 : Claire Barbillon (Université Paris Ouest Nanterre/École du Louvre), « L’œuvre sculptée par le texte »

9h25-9h50 : Antoinette Le Normand-Romain (INHA), « “Entre deux coups de ciseau” : quand les sculpteurs parlent de la sculpture, à partir des autographes de la bibliothèque de l’INHA (collection Jacques Doucet) »

9h50-10h15 : Anne Reverseau (Université Paris-Sorbonne/Université Paris Ouest Nanterre), « Segalen et la statuaire chinoise : entre photographie et poésie »

10h15-10h50 : Discussion et pause

La plume et le ciseau

Présidence : Antoinette Le Normand-Romain

10h50-11h15 : Didier Alexandre (Université Paris-Sorbonne), « La poétique de la sculpture chez Claudel »

11h15-11h40 : Dominique Vaugeois (Université de Pau et des Pays de l’Adour), « André Malraux : le non-lieu de la sculpture »

11h40-12h05 : Marie Gil (Université Paris-Sorbonne), « Sculpture et structure. Roland Barthes et le geste du statuaire »

12h05-12h30 : Discussion

Variations critiques

Présidence : Didier Alexandre

14h30-14h55 : Jonathan Devaux (Vrije Universiteit Brussel/Université Paul Valéry Montpellier III), « Écrire la sculpture en Belgique à la fin du XIXe siècle : Eugène Demolder, critique d’art et écrivain (1887-1906) »

14h55-15h20 : Ivanne Rialland (Université Paris-Sorbonne/IUT de Marne-la-Vallée), « “Germaine Richier, ah ! oui, les mantes religieuses” : Germaine Richier et la critique »

15h20-15h50 : Discussion et pause

Décalages critiques

Présidence : Didier Alexandre

15h50-16h15 : Thierry Laugée (Université Paris-Sorbonne), « Henry Jouin et David d’Angers, une correspondance posthume entre un maître et son élève »

16h15-16h40 : Florence Botello (Université Paris-Sorbonne), « Écrire sur les sculptures de Versailles au XIXe siècle »

16h40-17h : Discussion et pause

17h : Rencontre avec le sculpteur Jean-François Coadou, animée par Alain Paire, galeriste

18h : cocktail

18 juin
Maison de la recherche
28 rue Serpente 75006 Paris
Salle D035

Perspectives modernistes

Présidence : Michel Murat

9h30-9h55 : Daniel Delbreil (Université Sorbonne nouvelle–Paris III), « Statue et statut du poète dans l’œuvre d’Apollinaire »

9h55-10h20 : Jacqueline Gojard (Université Sorbonne nouvelle–Paris III), « André Salmon poète de “l’Art vivant ” au service de la “Jeune Sculpture” en France »

10h20-10h50 : Discussion et pause

La sculpture et la presse

Présidence : Françoise Levaillant

10h50-11h15 : Anne Pigeon-Méot (Université Paris Ouest Nanterre/École du Louvre) « La critique de la sculpture française contemporaine dans la presse sous le Second Empire »

11h15-11h40 : Fabienne Fravalo (Université Blaise Pascal Clermont-Ferrand II/Neuchâtel), « La sculpture dans la revue Art et Décoration au tournant du XXe siècle : approches et enjeux d’un art décoratif »

11h40-12h05 : Corine Girieud (Université Paris-Sorbonne), « Écrire la sculpture en vue d’une synthèse des arts »

12h05-12h30 : Discussion

Sculpture et idéologie

Présidence : Claire Barbillon

14h30-14h55 : Clélia Simon (Université Paris-Sorbonne/Université Toulouse-Le Mirail), « L’écriture de l’image sculptée du Christ au XIXe siècle »

14h55-15h20 : Julie Verlaine (Université Paris I), « La sculpture a-t-elle un genre ? Sur quelques “Dames de Fer” du XXe siècle, de Germaine Richier à Louise Bourgeois »

15h20-15h50 : Discussion et pause

L’objet invisible

Présidence : Thierry Dufrêne

15h50-16h15 : Françoise Levaillant (CNRS), « Écrire, décrire, photographier : la sculpture dans la revue Documents »

16h15-16h40 : Sophie Lemaître (Université de Cergy-Pontoise), « La sculpture, “objet invisible” dans les écrits surréalistes sur l’art »

16h40-17h05 : Laurence Corbel (Université Paris I/Université Rennes 2 Haute Bretagne), « Repenser la sculpture dans l’art des années soixante : enjeux théoriques et sémantiques d’une “dé-définition” »

17h05-17h30 : Discussion

Clôture du colloque

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