L’éducation à la citoyenneté démocratique entre libéralisme politique et républicanisme critique

samedi 20 février 2010, par Marcello Ostinelli

Thèmes : multiculturalisme

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L’une des questions ouvertes dans le débat contemporain sur le multiculturalisme concerne la légitimité de l’éducation à la citoyenneté démocratique, de ses principes, des ses buts et de ses contenus. Le problème qui se pose est si l’obligation de suivre des cours scolaires dont le but est la formation du citoyen de demain soit compatible avec le droit à la différence qui est le principe normatif fondamental du multiculturalisme. À vrai dire il s’agit de la version la plus récente d’une question qui pour la théorie philosophique de l’éducation se posa déjà dans le passé, dès que l’obligation scolaire pour tous les enfants fut établie dans les états modernes. À ce moment-là un conflit pouvait devenir manifeste entre le droit des parents d’élever leurs enfants selon leurs propres convictions et la tâche assignée à l’école de former les futurs citoyens. Aujourd’hui un conflit peut surgir avec quelques minorités culturelles ou religieuses, si elles perçoivent les valeurs de la citoyenneté démocratique qui sont enseignées à l’école comme une entrave, voire une action intentionnelle contraire à l’épanouissement, même à la simple conservation de leurs conceptions religieuses de la vie ou de leurs modes de vie. Parfois la question est devenue une querelle judiciaire et les questions posées ont été l’objet d’un arrêt d’un tribunal. Il suffit de citer ici l’arrêt de la Cour Suprême des États-Unis sur l’affaire de l’Old Order Amish à propos de l’obligation scolaire et celui de la Cour européenne des droits de l’homme de Strasbourg sur le programme d’éducation sexuelle dans les écoles publiques danoises (folkeskolen). D’autres fois la question a été réglée par l’autorité politique. L’exemple bien connu par tout le monde est en France l’affaire du foulard, réglée par l’Assemblée nationale par la loi 228 du 15 mars 2004 qui établie que « Dans les écoles, les collèges et les lycées publics, le port de signes ou tenues par lesquels les élèves manifestent ostensiblement une appartenance religieuse est interdit ».

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par Marcello Ostinelli

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