Portraits engagés d’adolescentes entre deux cultures. Conflits genrés, culturels et sociaux dans deux romans pour la jeunesse de Jeanne Benameur

samedi 18 avril 2015, par Isabelle Charpentier

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Professeure de français pendant vingt ans en collège de banlieue parisienne, aujourd’hui écrivaine « vivant de sa plume » depuis 2000, Jeanne Benameur est née en 1952 dans une petite ville algérienne près de Constantine. Son père, sans diplôme, d’origine tunisienne, de langue maternelle arabe, s’expatrie à la fin de la Seconde Guerre mondiale en Algérie, où il devient surveillant en chef de prison. Sa mère, fille d’immigrés vénitiens, est née dans le Nord de la France au sein d’une famille de mineurs, de langue maternelle italienne, et est titulaire du Certificat d’Études Primaires. Quittant l’Algérie avec sa famille au début du conflit colonial, en décembre 1957, J. Benameur passe son enfance à La Rochelle. À l’issue d’une scolarité primaire et secondaire brillante, la cadette devient ainsi la première de la fratrie de quatre enfants à effectuer des études universitaires, en Lettres Modernes, Littérature Comparée et Latin. Écrivant exclusivement en français, la langue d’adoption de sa famille, elle obtient en 1999 un succès d’estime avec la publication de son premier roman de littérature générale Les Demeurées (Denoël). Mais c’est essentiellement grâce à ses fictions destinées aux « jeunes publics » – définissant ainsi un horizon de réception spécifique, par ailleurs lié aux représentations évolutives de l’enfance et de l’adolescence – publiées notamment chez Thierry Magnier et étudiées dans les classes de français des collèges depuis une dizaine d’années, qu’elle se fait connaître et reconnaître par des instances de prescription et de légitimation scolaires et médiatiques. Auteure « engagée » dans ses ouvrages (pour elle, « toute écriture poétique est éminemment politique »), membre notamment de l’association « Parrains par Mille » qui s’occupe d’adolescents en difficultés, collaborant ponctuellement avec des mouvements féministes comme « Ni putes ni soumises », J. Benameur intervient aussi régulièrement à la demande d’associations de bibliothèques de rue afin d’animer en résidence des ateliers d’écriture dans les quartiers dits « sensibles » ou auprès de publics ouvriers.

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par Isabelle Charpentier

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